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Une loi du gouvernement Legault vue comme une barrière commerciale par les États-Unis
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Une loi du gouvernement Legault vue comme une barrière commerciale par les États-Unis

Toutefois, le premier ministre du Québec peut compter sur un soutien inattendu...

J. Martel

Alors que le gouvernement américain semble vouloir s'en prendre à la loi 96 du gouvernement Legault, Mark Carney et Pierre Poilievre ont assuré qu'ils se porteraient à la défense de cette mesure qui vise à renforcer la prédominance du français au Québec, rapporte La Presse.

C'est mardi que le Bureau du représentant américain au commerce des États-Unis a dévoilé son rapport annuel dans lequel la loi 96 du gouvernement Legault a été identifiée comme étant une « barrière commerciale ».

Le rapport indique: « Les entreprises américaines ont exprimé leur inquiétude quant à l’impact que le projet de loi 96 aura sur leurs marques déposées. [...] Les États-Unis ont encouragé le gouvernement provincial du Québec à prendre en considération les préoccupations du secteur des affaires et à impliquer les entreprises dans l’élaboration de nouvelles directives d’interprétation de cette loi et du règlement final. »

La loi 96 fait l'objet de critiques de la part du gouvernement américain depuis l'été dernier, alors que l'administration Biden était toujours en place. L'ancien gouvernement démocrate avait même songé à la possibilité de frapper le Canada de sanctions.

Le chef libéral Mark Carney a d'ailleurs été questionné à ce sujet lors d'une conférence de presse à Winnipeg. Rappelons qu'il y a quelques jours, le gouvernement libéral a confirmé qu'il participerait à la contestation de la loi 96 devant la Cour suprême, or Mark Carney a assuré qu'il ferait tout en son possible pour «protéger» la loi lors des négociations avec le gouvernement américain.

Selon M. Carney, la culture québécoise doit être protégée à tout prix: « Il y a plusieurs aspects de la loi et il y a une question des droits. C’est une question pour des cours, pour des juges et c’est une autre question, c’est un autre aspect. Ce sont des questions de droits fondamentaux ici au Canada […]. Et je suis absolument clair : jamais la langue française, jamais la culture canadienne, y compris la culture québécoise, et jamais la gestion de l’offre ne seront sur la table. »

Le chef conservateur Pierre Poilievre s'est aussi engagé à défendre la loi 96 en déclarant sur X que « les États-Unis n’ont pas le droit de dicter nos lois linguistiques ou aucune de nos lois ». M. Poilievre a aussi attaqué son rival libéral en affirmant : « Nous sommes un pays fier et souverain. Mark Carney et Donald Trump sont unis dans leur opposition à la protection de la langue française. »

Enfin, selon le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, le Canada et le Québec n’ont pas d’avantage à faire des compromis sur leurs politiques linguistiques.

Source: La Presse